Après bien des vicissitudes et notre choix affirmé de la solution  Filtres Plantés de Lits de Roseaux(F.P.R.), les travaux de la S.T.E.P. ont effectivement commencé depuis la mi novembre, travaux spectaculaires puisque la plus grande partie des terrassements est quasiment terminée.
Lancés à la fin des années 1990, les F.P.R. séduisent de plus en plus d’élus. Parmi les stations végétales d’épuration, ils constituent le procédé le plus développé en France et le mieux adapté aux communes de moins de 5000 habitants.
Sans entrer dans les détails trop techniques, le principe du F.P.R. repose sur une filtration mécanique et une dégradation des rejets alimentée par l’oxygène. L’écoulement des eaux s’effectue sur deux étages de filtres de graviers et de sable, sur lesquels se fixent les bactéries qui assurent l’épuration de l’eau – particulièrement sur et dans le voisinage des rhizomes des roseaux -.
 
Quelques mots de botanique : ce roseau « Phragmites communes » est une « grande hélophite », c’est-à-dire une plante à cheval sur les milieux terrestre et aquatique dans une variété de haute taille. L’hélophite vit dans l’eau, du moins dans les milieux périodiquement immergés, mais les pieds ancrés dans la terre : son appareil végétatif (tiges, feuilles) est hors de l’eau, ses racines et ses rhizomes dans le sol gorgé d’eau le plus souvent.
Ces racines et ces rhizomes  permettent par leur développement d’aérer le sol et de faciliter ainsi l’épuration.
EPUR NATURE, l’entreprise chargée de la réalisation de la S.T.E.P. est un pionnier  de la mise au point et du développement du filtre planté en France : près de 200 références dont une quinzaine dans l’Hérault (Neffies, Creissan notamment que nous avons visité…)
 
 
  
 Vue des bassins - Terrassement terminé - Pose des membranes
L’extension prévue à  2300 équivalents habitants (les terrains sont déjà achetés), sera réalisée non par l’ajout d’un étage de filtration mais par la construction d’un casier supplémentaire identique aux trois casiers initiaux : 1ère application en France.
Le fossé de dissipation est un perfectionnement proposé par la MISE (organisme rattaché à la Préfecture et constitué de plusieurs services spécialisés : D.D.E., D.D.A.F., D.D.A.S.S. et chargé de l’instruction des dossiers réglementaires) et voulu par le SIVU.
Les eaux traitées sont acheminées au ruisseau non par une canalisation enterrée, mais par un fossé sinueux, large et planté : absorption d’un maximum d’eau, surtout l’été, par infiltration et évapotranspiration : 1ère application dans l’Hérault.
Au sein du SIVU, nous avons toujours recherché des solutions à la fois les plus efficaces et les plus écologiques.
En résumé les avantages déterminants du F.P.R. :
- Intégration dans le site : pas d’ouvrages en superstructures - esthétique végétale. Le seul bâtiment (le local technique) était prévu en préfabriqué – Nous avons souhaité et obtenu qu’il soit fait par un artisan et qu’il ressemble à nos mazets de vigne avec une treille.
- facilité d’extension
- simplicité d’exploitation : équipements simples, demandant un personnel motivé, mais sans qualification particulière
- absence de nuisances : très peu de bruits et d’odeurs
-  fiabilité : équipements rustiques, organisations en filtres  parallèles pouvant être « by-passés » au besoin.
 
La «cerise sur le gâteau » :
Alors que l’évaluation du coût de la S.T.E.P. envisagée par l’ancienne municipalité et le SIVU en 2006-2007 était de 1 430 250 € H.T. (délibération du SIVU en date du 7 juin 2006) les entreprises choisies après appel d’offres, la SAUR (pour le réseau de transport des eaux usées), et EPUR NATURE (pour la construction de la station elle-même) donnent un total de travaux de 854 962 € H.T.
Même si l’on y ajoute les honoraires de maîtrise d’œuvre, l’économie ainsi réalisée est de l’ordre de 500 000 €, une belle affaire par les temps qui courent !!
Et pour compléter l’information, une économie importante dans le coût d’exploitation de la S.T.E.P.  qui sera de l’ordre de 8 000 € par an alors que la S.T.E.P. envisagée (lit bactérien – décanteur digesteur) avait un coût  d’exploitation de l’ordre de 30 000 € par an.
Même si nous n’avons pu modifier l’emplacement de la S.T.E.P., nous sommes conscients au SIVU d’avoir apporté par cette solution du F.P.R. une amélioration énorme en matière d’économie et d’écologie.
Vous pouvez en vous promenant constater de visu l’état d’avancement des travaux.
Jean-Paul ALCARAZ, Salvador DIAZ, Cécile LANGREE, Jean-Claude MARC,
Membres du SIVU