La Commission Européenne a décidé de rendre totalement libre la plantation de vignes sur tout le territoire de l’Union Européenne à partir du 1er février 2016.
Cette décision a immédiatement suscité une très vive opposition de toutes les organisations viticoles européennes, conscients des conséquences dommageables d’une telle décision.
-      Augmentation de la production (surproduction) et déséquilibre des marchés.
-      Chute du prix de vente des producteurs
-      Plantation de vignes dans des régions et des pays non traditionnellement producteurs
-      Concurrence déloyale pour les exploitations familiales etc …
Avec un temps de retard les gouvernements des pays producteurs ont pris conscience de la gravité de ce projet et s’y opposent.
La Commission Européenne restant sourde à toutes ces oppositions, la seule voie permettant de revenir sur cette décision est un vote du Parlement Européen.
Mais les députés des pays non producteurs sont difficiles à sensibiliser.
Plus que jamais, l’association Nationale des Elus de la Vigne et du Vin est mobilisée pour s’opposer à une décision qui serait catastrophique pour les intérêts de la plupart des communes viticoles et a décidé d’agir auprès des instances nationales et européennes en faveur du maintien des droits de plantation.
Bélarga est une commune de longue tradition viticole : dans sa séance du 25.11.2011, le Conseil Municipal a voté à l’unanimité contre la décision de libéralisation de la plantation des vignes- une goutte d’eau (ou de vin !) dans l’océan. Mais l’ensemble des communes viticoles sont appelées à délibérer et toutes les délibérations obtenues seront remises au Commissaire Européen chargé de l’Agriculture et au Président du Parlement Européen. L’Allemagne a été le 1er état à s’opposer à la suppression des droits, elle a été suivie par la France en janvier 2011.
A l’heure actuelle, 13 états de l’UE s’opposent à la suppression des droits de plantation de vignes, la Grèce, état producteur venant de les rejoindre.