« Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître » : en ce temps là, chaque ménagère balayait son devant de porte. Le papier journal était soigneusement recyclé comme emballage ou pour un usage plus intime. Pas de cannettes de coca ou d’emballage du Mac DO à jeter dans les rues. Certes, nos rues n’étaient pas ou peu goudronnées. Mais elles ne ressemblaient pas à des dépôts d’ordures. Nous étions peu soucieux de pollution. Nos ordures collectées quotidiennement étaient entreposées à ciel ouvert et nos effluents partaient à la rivière. Ce temps est révolu.
Aujourd’hui, nous pratiquons le tri sélectif dans nos bacs gris ou verts et dans les colonnes spécifiques. Nos deux employées communales font tout ce qu’elles peuvent pour que le village soit propre et nous offre un cadre agréable.
Or, nous constatons quotidiennement des spectacles désolants : sacs poubelles déposés au sol, voire cachés sous les lauriers roses ; emballages, bouteilles, boîtes,…..  jetés au pied des colonnes de tri, dans la rue, près de l’aire de jeu des enfants, devant la salle des fêtes. N’oublions pas les déjections canines, les bacs gris ou verts débordants d’ordures non triées, sortis n’importe quel jour ou jamais rentrés, les cendriers de voiture vidés dans la rue, etc, etc.
Le bien vivre ensemble demande à chacun un minimum d’effort, de civisme. Pourquoi imposer à tous ce que nous ne supporterions pas dans notre domicile, notre cour, notre jardin.
Le début d’une année nouvelle est favorable aux décisions et aux vœux. Essayons tous ensemble de devenir des citoyens écoresponsables.
Roberte JULIEN